Revue de presse des concerts

"quelque chose de spécial"

Mark Morpurgo (Folk & Traditional Music Editor)

30 Septembre 2009 [Argyll News] (lire la v.o. en anglais)
Strachur, en duo avec Ailie Robertson, 26 Septembre 2009

Une maison bien remplie créée toujours une bonne ambiance et il n'y a aucun doute que le public de Strachur Memorial Hall était bien disposé à apprécier le concert du week-end dernier. Mais quelle que soit la bonne volonté du public, il faut des musiciens de talent et de caractère pour bâtir le succès d'une vraie grande soirée.
Les locaux et visiteurs en grand nombre ont été extraordinairement chanceux lors du premier acte. Dans le répertoire de musique traditionnelle, la harpe est un instrument classique. Bien qu'on nous ait dit qu'elle soit très populaire sur le continent européen, elle commençe tout juste son renouveau ici. Il est cependant assez rare en Grande Bretagne de la voir en solo ou en duo de harpistes non-accompagnés.
Au moment où Tristan Le Govic (photo du haut) et Ailie Robertson pincent leurs premières notes, il était clair que les spectateurs étaient là pour quelque chose de spécial. Ils établissent rapidement une atmosphère détendue et appréciée du public. Avec la virtuosité de Tristan sur la harpe bretonne associée à des histoires et des chants séduisants en Breton et en Français, il n'est pas étonnant qu'il soit demandé pour des Festivals, ait composé pour le cinéma et ait remporté de grands concours internationaux.
Ailie n'est pas une étrangère non plus aux concours. Si aucun harpiste n'a jamais gagné le prix de la BBC catégorie Jeune Musicien Traditionnel de l'Année, elle a été une des rares finalistes. Remportant au passage cinq médailles d'or au Mod sur le chemin de sa jeune carrière, elle montre à quel point l'instrument peut être polyvalent. Sa chaleur, son toucher et sa subtilité brillent sur scène. Ce duo a exploré merveilleusement la musique de deux cultures différentes et pourant liées entre elles, créant une riche mosaïque d'airs traditionnels tressée de nouvelles compositions. Leur performance a ravie tout le monde présent.

"de subtiles émotions et une limpide poésie"

Le Télégramme

10 Août 2006
Quingamp, Tournée en Bretagne, concert du 8 Août 2006

"Lorsqu'il chante ou lorsqu'il joue de la harpe ou lorsqu'il fait les deux à la fois, Tristan Le Govic transmet une sérénité, une finesse, une grande sensibilité qui touche les auditeurs.
Tout semble si simple, si tranquille avec lui. Il nous ballade de la région de Baud, en passant par les pêcheurs de Paimpol, puis l'Irlande. Quand il traduit le dur métier des pêcheurs d'Islande avec sa harpe, c'est comme si on entendait simultanément sonner le glas pour les marins qui se noient, tressaillir le bateau secoué par la tempête, et les cris des pêcheurs qui luttent avec acharnement.
Tristan Le Govic chante ou joue de la harpe, comme il respire, avec aisance, sans artifice, faisant naître de son doigté ou de sa voix de subtiles émotions et une limpide poésie".

"Les notes sautillent, s'amusent, espiègles et rieuses puis, soudain, comme un banc d'oiseaux, s'envolent et se dispersent..."

Ouest-France

13 Juillet 2006
Pontivy, Tournée en Bretagne, concert du 11 Juillet 2006

La harpe enchantée de Tristan Le Govic
Mardi, le musicien a transformé la chapelle Saint-Ivy en théâtre des légendes bretonnes. Les notes sautillent, s'amusent, espiègles et rieuses puis, soudain, comme un banc d'oiseaux, s'envolent et se dispersent, trouvant refuge dans un sous-bois hospitalier. Là, un rayon de soleil doré allume les fougères où perle la rosée. Dans la clairière, le musicien aimerait se reposer mais, c'est sans présumer des sarcasmes des facétieux korrigans. Alors pour les tenir tranquilles, il joue kas a-barh, gwerz, kost ar c'hoed...
Tout en quittant la forêt, le harpiste pense : " Lorsque je reviendrai sur Terre, je ne resterai pas à rêver." Mais peut-on s'empêcher de rêver lorsqu'on est musicien ? Certes non ! On le retrouve quelques instants plus tard à Paimpol, s'embarquant, avec les marins pêcheurs, pour la mer d'Islande. Témoin de leurs mésaventures, il les chante. Sa voix se perd bientôt dans les brumes, déchaînant aussitôt le rire moqueur des mouettes. Pourtant, quelques gavottes plus loin, Tristan Le Govic trouve refuge dans son pays, tenant la main d'une jeune fille. "Venez avec moi ; jeune fille, venez au jardin. Vous y verrez des roses blanches."

"Tout simplement magique !"

Le Télégramme

10 Juillet 2006
Quimperlé, Tournée en Bretagne, concert du 7 Juillet 2006

Lothéa : Tristan Le Govic envoûte la petite chapelle
Tout simplement magique ! Tristan Le Govic donnait, vendredi soir, en la chapelle de Lothéa, un récital de harpe celtique. Actuellement en tournée dans toute la Bretagne, le jeune musicien, récompensé à de multiples reprises, invite les spectateurs, à travers les 36 cordes de son instrument, à une plongée au coeur de la culture bretonne.
Pureté. Dès les premières notes, le public est envoûté par tant de pureté. Entre compositions personnelles, laridés, gwerzioù, Tristan Le Govic sait distiller les émotions. Dans le cadre de la petite chapelle, les sons s'envolent, vibrent et touchent le spectateur en plein coeur. Entre chaque morceau, le virtuose explique en toute simplicité, en breton puis en français, les morceaux interprétés, les arrangements choisis.
Sonorités cristallines. La harpe celtique accompagne à merveille sa voix profonde de sonorités cristallines. Ses chants sont tour à tour tristes et gais. C'est une invitation à un voyage dans le temps que propose Tristan Le Govic. Pour autant, ses interprétations n'en oublient pas une étonnante modernité. Preuve que passé et présent se conjuguent.

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mise à jour Janvier 2010, contact@tristanlegovic.eu